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DIOCÈSE DE KINKALA : La paroisse Saint Philippe de Kibouendé en marche vers son centenaire

lundi 12 décembre 2022

La paroisse Saint Philippe de Kibouendé (Baratier) est située à 50 Km de Brazzaville à partir de Pk Mfilou sur le CFCO, et à 30 Km de Nguela sur la route nationale n°1 en passant par Mbamou et Manieto. La communauté urbaine de Kibouendé est l’une des localités les plus enclavées du département du Pool et, pourtant proche de Brazzaville. Le fonctionnement anormal des trains comme unique moyen de déplacement pour les habitants de Kibouendé rend cette communauté urbaine très enclavée et presque inaccessible.

Du point de vue religieux, Saint Philippe constitue l’une des églises les plus anciennes du diocèse de Kinkala et peut-être aussi de l’Église du Congo. Construite en 1926 par les prêtres spiritains…, elle fut à l’époque, après Mbamou et Kindamba, l’église mère qui desservait le district de Kinkala. Les différents événements socio-politiques, notamment ceux de 1997, ont occasionné sa destruction.

Une vue actuelle de l’église Saint Philippe de Kibouendé

Les perturbations intermittentes allant de la période de 2002 à 2007 ont fait inscrire Kibouendé sur la liste des « zones rouges » du département du Pool, considéré comme pépinière ou usine de l’insécurité du Pool, notamment avec la présence en son sein des ex-combattants de grande renommée et les plus redoutables.

Ces nombreux moments d’insécurité ont favorisé la dégradation totale de ce bel édifice religieux, bâti sous le modèle de la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville. Comme pour les Juifs pieux devant le mur des lamentations du Temple de Jérusalem, les chrétiens de Kibouendé qui ont vu Saint Philippe se construire et vivre sont incrédules devant sa destruction. L’image qu’elle représente aujourd’hui ne lui ressemble pas, c’est « le jour et la nuit », c’est le chao total. En effet, de cette ancienne belle église, il n’est resté que les « murs de lamentations ».

Saint Philippe n’existe plus que de nom.

Pendant les saisons des pluies, il faut se soumettre à des gymnastiques indécentes afin de favoriser un cadre idéal de prière. L’absence d’église ou de temple dans la paroisse dont les guerres du pays sont la cause, provoque alors un désenchantement plongeant ainsi la plupart des chrétiens de Kibouendé dans l’incertitude. Des questions se posent : à quelque 3 ans de la célébration de son centenaire, Saint Philippe sera-t-il réhabilité ? Saint Philippe revivra-t-il ?

Nous sommes convaincus : « Si le Seigneur ne bâtit sa maison, c’est en vain que veillent les gardes ». Ainsi avec l’aide du Seigneur et, comptant sur la Divine Providence, nous voulons vivre le centenaire de Saint Philippe de Kibouendé en 2026 sous le signe de la reconstruction du temple. Cela paraît bien évidemment audacieux, mais nous devrions oser et le Seigneur saura y mettre sa main. Les mobilisations locales se font déjà ; seulement, avec la montée vertigineuse de la pauvreté dans le pays et au Pool, une telle initiative paraît vraiment hors de portée.

Nous prions pour que le Seigneur sache envoyer des personnes de bonne volonté susceptibles d’aider la paroisse Saint Philippe de Kibouendé pour la reconstruction de son église avant le centenaire.

Ad majorem Dei gloriam !

Abbé Balmin Venceslas TELOTSAMOU
(Diacre à Kibouendé).

 

 


 
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