CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU CONGO


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SESSION PASTORALE ANNUELLE DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU CONGO

mercredi 21 avril 2021

Les évêques du Congo et le nonce apostolique posant avec les participants à l’ouverture.

Les évêques s’informent du fonctionnement des Commissions épiscopales

Conformément au calendrier annuel de la Conférence épiscopale du Congo (CEC), les évêques du Congo se réunissent en session pastorale annuelle du mardi 13 au vendredi 16 avril 2021, au Centre interdiocésain des Œuvres (CIO), à Brazzaville. Placées sous l’autorité de Mgr Daniel Mizonzo, évêque diocésain de Nkayi, président de la CEC, ces assises connaissent la participation de NN.SS. Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville, Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, Ildevert Mathurin Mouanga, évêque de Kinkala, Franck Daniel Nzika, évêque d’Impfondo et Louis Portella Mbuyu, évêque émérite de Kinkala. Y prennent également part, les abbés Brice Armand Ibombo, secrétaire général de la CEC, Lambert Kionga, secrétaire général adjoint et gestionnaire de la CEC, les responsables et membres des différentes commissions épiscopales ainsi que les experts de la CEC.

La cérémonie d’ouverture qui a connu aussi la participation de Mgr Francisco Escalante Molina, nonce apostolique au Congo et au Gabon, des membres du secrétariat général de la CEC, des abbés Antonio Mabiala, secrétaire général de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC), Barthel Christel Ganao et Christophe Maboungou, recteurs des Grands séminaires de Théologie Cardinal Émile Biayenda et de philosophie Mgr Georges Firmin Singha, et des experts de la CEC aux côtés des responsables et membres des Commissions épiscopales, etc., a été marquée par trois allocutions : le mot du secrétaire général de la CEC, l’allocution de Firmin Bozangabato, président du Conseil national de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CNALC) et l’allocution d’ouverture de l’évêque-président de la CEC.

Mgr Daniel Mizonzo entouré des abbés Brice Armand Ibombo, Lambert Kionga et de M. Firmin Bozangabato (à l’ext dr.)

L’abbé secrétaire général de la CEC a déclaré : « Au cours de cette session comme le veut la tradition, et conformément aux statuts de notre chère conférence, les commissions épiscopales, y compris le CNALC, sont appelées à faire part aux évêques des activités réalisées au cours de l’année pastorale précédente. Ce n’est ni un fait de tribunal pour juger celui ou celle qui a la parole, mais un devoir pastoral centré sur deux mots : le partage et l’écoute. C’est ainsi un double devoir, à la fois paternel pour nos Pères Évêques et filial pour les commissions épiscopales et aumôneries pour construire davantage notre Église locale, dans un esprit de communion et conformément aux multiples interpellations du Pape François qui nous parle toujours de l’Église en sortie, contre une Église narcissique et renfermée sur elle-même ». Poursuivant son adresse, le S.G. de la CEC a rappelé : « Si la question financière reste encore un handicap sérieux, nous saluons et félicitons les deux sessions organisées par le secrétariat général sur la question de l’autofinancement de notre Église locale, la première a rassemblé les membres des commissions, aumôneries et mouvements d’apostolat ; la seconde, les économes et procureurs des diocèses ».

Le président du CNALC a dépeint le contexte pastoral, politique et sanitaire qui a prévalu et prévaut encore au Congo, dans lequel se déroule cette session pastorale : « Cette session pastorale a lieu deux mois après la tenue de la 6e Assemblée générale du Conseil national de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CNALC) qui a eu pour thème : « Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? » (Mat 20, 6). Avec des paroles pauvres, nous pourrions même dire que la main du Seigneur était passée par cette Assemblée générale, Car tout s’était bien passé. Sous la supervision attentive du président de la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs, Mgr Yves Marie Monot, nous avons vécu l’Église nationale dans ce brassage des responsables laïcs venus de tous nos diocèses sans incident et tout le monde est rentré chez soi dans la joie et la bonne humeur », a renchéri M. Firmin Bozangabato, après avoir remercié les sœurs Salésiennes de Don Bosco de Makana pour l’accueil et l’hospitalité qu’elles ont réservés aux participants.

Dans son allocution d’ouverture de la session, l’évêque président de la CEC a fait observer une minute de silence pour compatir à la douleur des conférences épiscopales africaines en deuil, avant de faire remarquer l’absence de trois archevêques pour des raisons de santé et de force majeure. « Nous le savons, la Session pastorale porte essentiellement sur l’écoute et le suivi des différents rapports des Commissions épiscopales de la CEC. Dans le principe, les Commissions épiscopales en dehors des rapports de leurs programmes d’activités exécutés et en exécution, devraient nous informer, comment le Peuple de Dieu en général et nos Fidèles laïc (que)s en particulier ont reçu le Message des Travaux de l’Assemblée Plénière ordinaire annuelle qui avait eu lieu en octobre 2020, laquelle porte le thème : « La Formation sacerdotale », « Venez à ma suite, je ferai de vous des pécheurs d’hommes », Mc 1, 17. Qu’il me soit permis de nous rappeler que la prochaine Assemblée ordinaire plénière d’octobre sera la 50e Assemblée, donc un grand événement à préparer et à fêter. Nous aurons impérativement à en choisir le thème, ou peut-être faire le bilan de nos Assemblées plénières, au moins celles de ce début du XXIe siècle, à partir de l’an 2000. Cette Session pastorale se tient après le Message des Évêques du Congo sur, les élections du 21 Mars 2021, publié le 2 février 2021, en la triple fête de la présentation de Jésus au temple de Jérusalem, fête des chandeleurs (les lumières) et fête de la purification de la Vierge Marie. Message qui a engendré de grandes vagues, autrement dit des réactions diversifiées ... »

Abordant la situation sanitaire du pays dans le contexte actuel lié à la COVID-19, l’évêque président de la CEC a relevé : « La pandémie du Coronavirus continue de nous harceler. Les vaccins sont arrivés au mois de mars 2021 ; les réseaux sociaux spéculent sur une polémique immense entre ceux qui les encouragent et ceux qui les découragent ; nous sommes tous (te)s dans une sorte d’imbroglio ; cependant les vaccinations ont commencé ; c’est sûrement la solution pour une immunité collective ; ces vaccinations ne sont pas obligatoires et elles sont gratuites, mais elles méritent d’être proposées, car elles appellent une responsabilité », a martelé Mgr Daniel Mizonzo.

Une vue de l’assistance, à l’ouverture

Les travaux se sont poursuivis les mercredi 14, jeudi 15 avril 2021, par les exposés des Commissions épiscopales. C’est le CNALC, par l’intervention de Joseph Mouanga, vice-président de cet organe technique de la CEC, qui a inauguré la série des interventions auxquelles les pères évêques ont prêté une oreille attentive et ont apporté leur touche indispensable, au besoin. Ainsi, l’orateur a fait un rapport détaillé des activités menées notamment la 6 e Assemblée générale du CNALC qui s’est tenu à la Cité Don Bosco de Makana qui a débouché sur le renouvellement du mandat de l’actuel président du CNALC, du vice-président, du secrétaire général et du secrétaire général adjoint. Aussi, le vice-président a présenté le tableau financier de la structure qu’il pilote en qualité de chargé à l’organisation.

Dans son intervention complémentaire, le président du CNALC a présenté les activités menées à Pointe-Noire avec la Confrérie Cardinal Émile Biayenda et une mise au point a été faite sur la situation de la Confrérie sainte Rita, concernant le mandat de l’actuelle présidente nationale de cette confrérie. Il a été noté que le malaise est profond avec certains mouvements d’apostolat d’où il a été recommandé de clarifier le charisme et la spiritualité des mouvements d’apostolat dans leurs statuts respectifs afin d’harmoniser les mandats des bureaux des mouvements d’apostolat.

La Commission épiscopale pour l’éducation catholique (C.E.EDU.C) a emboîté le pas au CNALC, avec les interventions conjuguées de Sr Clarisse Agnès Nkourissa, secrétaire générale de cette commission spécialisée dans la formation, l’enseignement et l’éducation catholiques, assistée de M. Raoul Sika, membre de la C.E.EDU.C. Dans leurs interventions respectives, ils ont présenté les réalités de l’École catholique, ses joies et ses peines, les difficultés rencontrées sur le terrain, notamment l’absence d’un Conseil national de l’École catholique qui devrait donner la feuille de route aux Directions diocésaines de l’École catholique pour organiser à leur tour les Conseils diocésains de l’École catholique. Ces différentes interventions ont débouché sur les perspectives d’avenir.

La Commission épiscopale pour les Migrants et Réfugiés, par l’intervention de Mme Claudia Ognelet, coordonnatrice de cette commission spécialisée dans la pastorale en faveur des migrants et réfugiés, a présenté l’un des projets de cette structure, portant sur l’insertion socio-professionnelle des filles et femmes en situation de dépendance de sexe. Ce projet a été financé par l’un des principaux partenaires de la CEMIR : le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui depuis octobre 2020, leur a adressé une notification de séparation, pour mettre un terme à ce partenariat.

Albert Mianzoukouta, directeur de publication du Bihebdomadaire La Semaine Africaine, a présenté les réalités financières, administratives et juridiques de la structure appartenant à la Conférence épiscopale du Congo qu’il pilote sur mandat des évêques du Congo.

Les deux recteurs des Grands séminaires de théologie Cardinal Émile Biayenda et de philosophie Mgr Georges Firmin Singha ont informé les évêques sur les priorités, les statistiques du personnel et des séminaristes évoluant dans ces deux maisons de formation des futurs prêtres. Le problème de la délocalisation du Grand séminaire de philosophie vers un autre site a été mis en relief et a suscité plusieurs interventions.

Les responsables et membres de bon nombre de commissions épiscopales et autres structures sous-tutelle de la CEC se sont relayés sur le perchoir pour emboîter le pas à leurs prédécesseurs pour présenter les réalités intrinsèques de leur fonctionnement ainsi que leurs projets d’avenir.

La clôture de cette session pastorale de la Conférence épiscopale du Congo est prévue ce vendredi 16 avril 2021, sauf cas de force majeure.

Gislain Wilfrid BOUMBA

 

 


 
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