CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU CONGO


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PAROLES D’ÉVÊQUE N° 12

samedi 6 juin 2020

24EME SESSION PLÉNIÈRE TENUE À POINTE-NOIRE,
DU 21 AU 28 AVRIL 1996

Du 21 AU 28 JUILLET 1996, À BRAZZAVILLE 4ÈME ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DE l’ACERAC
THÈME : « ÉGLISE-FAMILLE ET DÉVELOPPEMENT »

1. Du 21 au 28 avril 1996, la CEC a tenu sa 24ème Assemblée Plénière annuelle à Pointe-Noire, à l’issue de laquelle, les Évêques du Congo ont adressé un Message au Peuple de Dieu intitulé :

ÉGLISE-FAMILLE ET DÉVELOPPEMENT
« DONNEZ-LEUR VOUS-MÊMES À MANGER ! » (MT 14,16)

2. Du 21 au 28 juillet 1996, l’Église du Congo devait accueillir, à Brazzaville, la 4ème Assemblée Plénière de l’Association des Conférences Épiscopales de la Région d’Afrique Centrale (ACERAC), juste trois mois après), avec pour thème :

ÉGLISE-FAMILLE ET DÉVELOPPEMENT

3. Entre temps, il s’est tenu à Rome, du 10 mars au 8 mai 1994 l’Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques avec, pour thème [1] :

L’ÉGLISE EN AFRIQUE ET SA MISSION ÉVANGÉLISATRICE VERS L’AN 2000 :
« VOUS SEREZ MES TÉMOINS » (Ac 1,8)

L’Association des Conférences Épiscopales de la Région d’Afrique Centrale (ACERAC) est née le 6 mai 1987 à Yaoundé, au Cameroun, regroupant, à l’instar de la CEMAC les six pays de la Région d’Afrique Central : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Tchad.

Elle est l’émanation d’une autre structure qu’on a appelé l’Association des Conférences Épiscopales du Congo, de Centrafrique et du Tchad (ACECCT) créée à Rome, le 29 novembre 1963 par les Archevêque de Brazzaville, de Bangui et du Tchad et qui regroupait naturellement, le Congo, la Centrafrique et le Tchad.

C’était pour élargir cette organisation à un niveau plus vaste que l’on a créé l’ACERAC. C’est une structure surtout de coordination, de concertation et de mise en commun des expériences et de collaboration. Il s’agit de travailler ensemble sur des questions importantes de la vie de l’Église-Famille de Dieu dans la Région d’Afrique Centrale.

En 1996, au moment où se tient cette Plénière à Brazzaville, la Présidence et le Secrétariat Général de l’ACERAC sont assurés par le Gabon. À l’issue de ces assises, le Congo, Église hôte, devrait prendre le relais.

La 3ème Assemblée Plénière de l’ACERAC a eu lieu à Libreville, au Gabon, du 27 juillet au 2 août 1992. La prochaine, celle de Brazzaville, devait se tenir en 1995.

Il a fallu attendre la promulgation de l’Exhortation post-synodale « Ecclésia in Africa », le 14 septembre 1995 à Yaoundé, par le Pape Jean-Paul Il, pour pouvoir l’assimiler et l’intégrer dans le programme de l’ACERAC, avant d’envisager ces assises de l’ACERAC à Brazzaville. Le thème de cette Session « L’Église-Famille et Développement » se situe donc dans le prolongement des acquis de l’Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques de 1994.

  • Comment ce concept « Église-Famille » se vit-il concrètement dans l’Église au Congo et comment envisager la contribution de l’Église du Congo à ces assises de l’ACERAC, dans la perspective du Jubilé de l’An 2000 ?

De l’interview accordée à Mgr. Bernard NSAYI, Évêque de Nkavi et Président de la CEC, par l’hebdomadaire « La Semaine Africaine  » [2], on peut retenir les points suivants :

1. Il y a, d’ores et déjà, ce qu’on appelle les foyers chrétiens. C’est une structure antérieure, mais qui incarne quand même l’idée de fonctionnement de l’Église-Famille.

2. Il y a deux ans, la CEC a créé un Commission Épiscopale pour la Famille, qui est liée au Conseil Pontifical pour la Famille, à Rome.

3. Il y a donc un lien très étroit entre notre Église et Rome sur cette question de la Famille qui aide à mûrir le concept « Église-Famille et Développement ».

4. Qu’apporte le Congo à ces assises en vue du 3ème Millénaire ? Nous avons deux documents : l’un a été produit à l’issue de la 23ème Assemblée Plénière de la CEC en mai 1995 : « Église-Famille et Développement » (Paroles d’Évêque, n° 11). L’autre : « Église-Famille et Développement : Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mt 14,16), est issu de la 24ème Assemblée Plénière de la CEC, tenue du 21 au 28 avril 1996, à Pointe-Noire, prélude à la 4ème Assemblée Plénière de l’Association des Conférences Épiscopales de la Région d’Afrique Centrale (ACERAC), tenue à Brazzaville (juste trois mois après), du 21 au 28 juillet 1996 à Brazzaville, avec pour thème : « L’Église-Famille et Développement ». [3]

5. Telle est notre contribution principale pour ces assises de l’ACERAC, en vue du Grand Jubilé de l’An 2000. À nous d’approfondir cela, pour être de véritables « témoins en Afrique ». (cf. Ac 1,8)

Conclusion :

Elle nous vient de ces paroles du Pape Jean-Paul II :

- « Le dessein de Dieu pour le salut de l’Afrique est à l’origine de l’implantation de l’Église sur le continent africain. Mais l’Église instituée par le Christ étant missionnaire par nature, Il s’ensuit que L’Église en Afrique doit elle-même jouer un rôle actif au service de ce plan de Dieu. C’est pourquoi j’ai dit souvent que l’Église en Afrique est une Église missionnaire et, dans le même temps, une Église en mission ». [4]

- « Non seulement le Synode a parlé de l’inculturation, mais il l’a appliquée en prenant, pour l’Évangélisation de l’Afrique, l’idée-force de L’Église Famille de Dieu. [5] Les Pères y ont vu une expression particulièrement appropriée de la nature de l’Église pour l’Afrique. L’image en effet, met l’accent sur l’attention à l’autre, la solidarité, la chaleur des relations, l’accueil, le dialogue et la confiance. La nouvelle Évangélisation visera donc à édifier l’Église-Famille ». [6]

La 4ème Assemblée Plénière de l’ACERAC [7]

- Les travaux ont débuté dimanche 21 juillet 1996, à la suite de la célébration eucharistique qui a eu lieu en la Basilique Sainte-Anne du Congo. La cérémonie officielle d’ouverture s’est déroulée au Palais du Parlement, en présence du Président de la République, le Professeur Pascal LISSOUBA.

- Au total, trente-sept Évêques venus des six pays membres de l’ACERAC, parmi lesquels, le Cardinal Christian TUMI, Archevêque de Douala, ont pris part à cette Plénière.

La messe d’ouverture a été présidée par Mgr. Basile MVE, Évêque d’Oyem (Gabon), Président en exercice sortant de l’ACERAC, avec la participation de Nos Seigneurs Luigi PEZZUTO, Nonce Apostolique au Congo et au Gabon, Diego CAUSERO, Nonce Apostolique en Centrafrique.

- Dans son homélie, Monseigneur Basile MVE a invité les participants à prier pour le pardon des péchés et la conversion, afin de devenir des bâtisseurs de l’Église-Famille. Les travaux de la Plénière se sont déroulés dans les deux grands séminaires de philosophie et de théologie. La messe de clôture a eu lieu le dimanche 28 juillet 1996 à la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville. [8]

- À l’issue de cette Assemblée Plénière, les Évêques et Ordinaires Membres de l’ACERAC ont adressé un Message au Peuple de Dieu, texte ci-joint. Enfin, Monseigneur Bernard NSAYI, Évêque de Nkayi, en sa qualité de Président de la Conférence Épiscopale du Congo, â été intronisé par le Cardinal Christian TUMI, Nouveau Président en exercice de l’ACERAC, pour un mandat de trois ans.

 

MESSAGE DES ÉVÊQUES DE L’ASSOCIATION DES CONFÉRENCES ÉPISCOPALES DE LA RÉGION D’AFRIQUE CENTRALE

 

 


[1« Le thème que j’ai assigné à I ‘Assemblée Spéciale - (L’Église en Afrique et sa mission évangélisatrice vers l’An 2000 : Vous serez mes témoins - Ac 1,8) - montre mon désir que cette Église vive le temps conduisant vers le Grand Jubilé comme un nouvel Avent, un temps d’attente et de préparation de l’An 2000, comme une des dés d’interprétation de mon pontificat  » Pape Jean-Paul II, Ecclésia in Africa, n° 18.

[2« La Semaine Africaine », N° 2080 du jeudi 18 juillet 1996, page 11.

[3On verra par la suite que dans le choix des thèmes pour les Plénières, la CEC précède toujours l’ACERAC ou, plus exactement, I’ACERAC reprend toujours les thèmes traités par la CEC. Ce qui est une bonne chose dans la collaboration ou dans la réflexion commune.

[4Exhortation Post-synod ale Ecclesia in Africa, n° 29

[5Cf. Conc. Oecum. Vat. Il, Const. Dogm. Lumen gentium, n° 6.

[6Ecclésia in Africa, n” 63 (Église Famille de Dieu).

[7Un an après, le 5 juin 1997, la guerre éclate à Brazzaville et le 15 octobre 1997, le Général Denis SASSOU-NGUESSO reprend le pouvoir. Monsieur Pascal LISSOUBA prend la route de l’exil.

[8Signalons à cette même période, la visite officielle à Brazzaville, du Président de la République française, Monsieur Jacques CHIRAC, du mercredi 17 au samedi 20 juillet 1996.


 
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